|
|
 |
LE CHAMPAGNE
Comment
choisir son champagne ? Le moins qu’on puisse dire, c’est que c’est une
vraie question.C’est même la Top des FAQ ( Les Frequented Asked Questions,
évidemment).
Premier critère : c’est pour vous ou pour les autres ? Ne nous
voilons pas la face. Nous sommes dans un monde de marques. Si vous voulez
faire un beau cadeau ou honorer des invités de prestige, offrez une marque
qui fait rêver. Une bouteille de Roederer ou de Bollinger touchera toujours
au but. Et si vous dénichez le meilleur des champagnes de récoltant, si
il est inconnu, vous ne pourrez empêcher un petit moment de doute au début…
Deuxième critère : c’est pour l’apéritif ou pour le repas ? Vous
pouvez passer des heures à étudier les goûts des champagnes. L’essentiel
reste la distinction fondamentale entre les blancs de blancs, à base de
chardonnay et les blancs de noirs à base de pinots, noirs ou meuniers,
la plupart des champagnes étant des assemblages entre ces deux extrêmes.
Pour simplifier, un blanc de blancs est parfaitement adapté pour l’apéritif.
Quant aux « champagnes vineux », ceux qui peuvent tenir sur tout un repas,
ils ont une forte proportion de pinots noirs.
Arrêtez de nous faire le coup du champagne au dessert. Cela me rappelle
les repas de préfecture : un blanc pour l’entrée, un rouge pour le plat
et le fromage, un champagne pour le dessert, un cognac pour la route…
Affirmons le haut et fort : un champagne brut sur un dessert, c’est un
contresens, un crime contre le bon goût.
Les puristes apprécieront un demi-sec, un champagne qui semble remonter
de la nuit des temps, sachant que les secs ont heureusement disparu de
notre horizon. Mais rien ne vaut un verre d’eau en fin de repas…
Je suis personnellement partisan des grands contenants. C’est si beau
un magnum… Et surtout, le champagne vieillit tellement mieux dans ces
belles bouteilles. L’idéal bien sûr, pour une fête, est de pouvoir s’offrir
un « Jéro » ou un mathusalem. Effet garanti pour l’entrée de la bouteille
en scène et recyclage assuré en cul de lampe…
Enfin, par pitié, ne « frappez » plus. Evitez quand même de tuer votre
champagne par un séjour prolongé au frigo. On a même vu des champagnes
dans le freezer ! Même le seau à glace est suspect.
N’oubliez quand même pas que le champagne est un vin et qu’il mérite
quelques égards dus à son rang…
A savoir sur le Champagne :
|
I - L'assemblage
Le champagne résulte d'un assemblage, en des proportions
variables, de ces trois cépages. On distingue :
- le blanc de blancs, issu d'un seul chardonnay
- le blanc de noirs (rare), composé des seuls raisins noirs,
- entre ces deux extrêmes, toute la gamme des assemblages.
Le chardonnay apporte alors la finesse, le pinot noir la
charpente et le pinot meunier permet de faire évoluer plus
vite l'assemblage.
|
|
|
|
| En dehors de l'exception des champagnes millésimés,
la norme est également l'assemblage de cuvées d'années différentes.
Un champagne résulte donc en général d'un assemblage dans le
temps et dans l'espace, ce qui garantit la permanence de son
goût. |
|
II - Les étapes de la fabrication du champagne
- pressurage : les grains de raisins sont tout
de suite écrasés dans les pressoirs pour ne pas être colorés
par les pigments de la peau des raisins noirs. Seul le premier
jus appelé cuvée est conservé pour les grands champagnes,
les suivants appelées tailles donnant des vins trop marqués
par le goût des peaux et du bois de la grappe.
- fermentation en cuve, comme pour tout vin blanc.
On aboutit à un vin tranquille (sans bulle) tirant 9,5°
à 11°. Chaque lot est isolé en précisant son cépage, sa
parcelle et son année.
- assemblage. Les œnologues de la maison composent
la cuvée par assemblage entre des lots de cette vendange
et des vins de réserve des années précédentes.
- tirage. Les proportions étant déterminées, le vin
tranquille est filtré puis tiré en bouteilles en ajoutant
des levures et du sucre.
- prise de mousse. une deuxième fermentation alcoolique.
Mises en prise de mousse pendant trois semaines à un mois,
les bouteilles sont mises en repos sur des lattes pour une
durée variant de 15 mois (pour les non millésimés) à 3 ans
(pour les millésimés) et parfois plus pour les cuvées exceptionnelles.
- remuage. Il faut maintenant expulser les déchets
de levure. Les bouteilles sont alors " mises sur pointes ",
goulot en bas sur les pupitres. Chaque jour pendant près
d'un mois, le remueur les tourne légèrement pour le dépôt
tombe vers le bouchon. Ce remuage se fait également dans
des cages de fer appelées giropalettes à mouvement préprogrammé
que Louis XI aurait adorées.
- dégorgement. Le goulot avec le dépôt est trempé
dans un liquide réfrigérant. Ce dépôt est remplacé par une
liqueur d'expédition qui permet de distinguer le brut du
sec et du demi-sec. Il suffit alors de le boucher et après
quelques mois supplémentaires en cave, le champagne peut
être expédié.
III - La gamme
Toute maison de champagne digne de ce nom offre désormais
sa gamme de produits :
- le brut non millésimé qui est l'étalon de référence,
- un brut millésimé pour les seules années exceptionnelles,
les derniers grands millésimes sur le marché 1988 et 1990,
étant une cuvée spéciale ou cuvée de prestige, généralement
millésimée et toujours avec un nom ronflant,
- des rosés, millésimés ou pas, composés le plus souvent
en introduisant du vin rouge au moment de l'assemblage,
- parfois un blanc de blancs,
- éventuellement un demi-sec et un sec en fonction de la
teneur de sucre.
IV - Les accords entre le champagne et
les mets
Les champenois voudraient à tout prix que le champagne s'accommode
avec tous les plats. Avec un peu de recul on pourra considérer
que :
- le champagne s'impose pour l'apéritif, si possible avec
un blanc de blancs ou un brut non millésimé,
- le champagne a des goûts de luxe. Il se marie parfaitement
avec les huîtres, les crustacés et surtout la truffe. Dans
ce dernier cas, pour être cohérent, offrez-vous une cuvée
de prestige...
- un blanc de blancs léger accompagne parfaitement les poissons
grillés. Mais avec une sauce au beurre ou à la crème mieux
vaut également la charpente des raisins noirs.
- un rosé fruité ou un vin charpenté peut accompagner les
viandes blanches et les volailles. Cela se gâte sur les
viandes rouges et les plats canailles. Certaines disent
que les grands champagnes millésimés peuvent accompagner
le gibier. A tenter avec grande prudence.
- sur le fromage les accords se compliquent. Terminez à
la limite votre bouteille sur un chaource ou un brie, mais
offrez-vous plutôt une bouteille de Bourgogne...
- enfin, la traditions du champagne au dessert se perd sauf
dans les préfectures, les banquets républicains et les communions.
A la limite un demi-sec peut s'accorder avec un dessert
peu sucré. Mais rien ne vaut un verre d'eau à la fin de
son repas. Notez enfin que le chocolat n'aime pas du tout
le champagne.
V - Grandes marques et petits propriétaires
Plus une maison de champagne est importante, mieux elle est
outillée pour des assemblages dans le temps et dans l'espace.
A la différence des autres vignobles, mieux vaut a priori
s'adresser à une grande maison qui saura préserver un goût
constant qu'à un petit propriétaire qui peut faire une année
superbe et une autre déplorable.
Autre différence notable, les grandes maisons sont essentiellement
des négociants qui possèdent rarement plus de 10% de leur
produit en propre et qui rachètent le reste à des viticulteurs.
D'où l'importance des contrats d'approvisionnement dont l'équilibre
a récemment été bouleversé.
Ceci dit, trois catégories de producteurs peuvent être distinguées :
- les négociants, à la tête des grandes marques, qui achètent
leur raison aux viticulteurs, produisent chacun plusieurs
millions de bouteilles par an, savent contrôler leur qualité
et organisent à grande échelle un accueil touristique.
- les récoltants-manipulants (RM), petits propriétaires
avec de bonnes et mauvaises surprises qui accueillent leurs
rares visiteurs à bras ouverts. Leur production est souvent
de l'ordre de 100 000 bouteilles.
- entre les deux, les " grandes dames " comme
Bollinger, Rœderer, Krug et Deutz peuvent produire chacun
plus d'un million de bouteilles avec une fort taux d'auto-approvisionnement
et une exigence hors du commun.
VI - Les vins tranquilles
Les champenois sont tous fiers de vous annoncer qu'ils savent
également produire des vins non effervescents, rouges ou même
blancs ou rosés à partir des mêmes pinots et chardonnays.
Les plus réputés de ces coteaux champenois rouges viennent
de Bouzy, mais également d'Ay et de Cumières. La Côte aux
Enfants de Bollinger et le Pinot franc de Laurent Perrier
peuvent être remarquables.
Les blancs sont des curiosités, antérieurs à la naissance
du champagne. Ils peuvent être comme celui-ci préparés à partir
de raisins noirs ou blancs. Ils sont alors dits blanc de noirs
ou blanc de blancs. Le plus snob d'entre eux est celui du
Domaine de Saran, pas même commercialisé, et réservé aux invités
de Moët et Chandon.
Citons enfin le très étonnant rosé des Riceys que buvait
déjà Louis XIV. Cette curiosité d'une grande rareté est vinifiée
d'une façon originale : la macération est interrompue
au moment précis ou apparaît le " goût de Ricey "
très caractéristique. Il s'agit d'un des rares rosés qui vieillissent
parfaitement en pièces.
|
|
Autres sources d'information sur le
Champagne :
Champagnes Busin
Moët & Chandon
Site du Comité Interprofessionnel
du Vin de Champagne
Mumm
Nicolas Feuillatte
Pommery
Bordeaux
: la sélection des meilleurs bordeaux sont sur Chateauonline.fr
|
 |
|
ESPACE PARTENAIRE
|
|